societe.ae
Guide complet · Lecture ~12 min · Tenu à jour

Créer sa société aux Émirats depuis la France : le guide complet

Étapes réelles, coûts réels, délais réels — et les pièges que les agents ne mentionnent jamais. Écrit pour les fondateurs francophones, sans jargon et sans promesse de « 0 % d'impôt magique ».

L'essentiel en 30 secondes

Une société free zone émiratie se crée 100 % en ligne en ~5 jours ouvrés, à partir d'environ AED 6 000 (~1 500 €) de frais officiels par an — sans capital minimum bloqué, avec 100 % de propriété étrangère et, selon le package, un visa de résidence investisseur de 2 ans. Les deux vrais sujets à traiter sérieusement : votre situation fiscale française avant de créer, et l'ouverture du compte bancaire après.

Les 5 étapes, dans l'ordre réel

Le processus complet, du canapé français à la licence émiratie. Un seul déplacement est nécessaire, et uniquement si votre package inclut un visa.

Étape 0 — Valider que ça a du sens pour vous

Avant tout : votre résidence fiscale détermine vos impôts, pas le lieu d'immatriculation de votre société. Si vous restez résident fiscal français sans projet d'expatriation ni substance sur place, la structure risque de ne pas produire l'effet attendu. Lisez notre page fiscalité et, pour toute situation non triviale, consultez un avocat fiscaliste. C'est l'étape que les vendeurs de rêve sautent — pas nous.

Étape 1 — Choisir la free zone et le package (1 jour)

Il existe plus de 40 free zones ; pour l'immense majorité des fondateurs francophones, le choix se joue entre RAKEZ (meilleur coût total, dès AED 6 000/an) et IFZA (adresse Dubaï, plus cher à prestations égales). Le package dépend du nombre d'associés, d'activités et de visas nécessaires. Un mauvais choix de codes d'activité est la première cause de refus et d'allers-retours — c'est précisément ce que notre accompagnement gratuit vérifie avant soumission.

Étape 2 — Candidature et réservation du nom (quelques heures ouvrées)

Un formulaire de 5 minutes : identité, activité, trois propositions de nom de société. Documents requis : une copie de passeport valide, plus une photo d'identité si visa. Pas d'extrait Kbis, pas de business plan exigé à ce stade, pas de capital à déposer.

Étape 3 — Paiement des frais officiels, directement à la free zone

Vous recevez un lien de paiement sécurisé émis par la free zone elle-même — jamais par un intermédiaire. C'est votre meilleure protection contre les majorations cachées : si on vous demande de payer la licence à un agent, posez des questions.

Étape 4 — Signature et émission de la licence (~5 jours ouvrés)

Statuts signés par DocuSign, licence émise en général sous ~5 jours ouvrés. Votre société émiratie existe — sans que vous ayez quitté la France.

Étape 5 — Visa de résidence investisseur, si inclus (~8 jours ouvrés)

Pré-approbation reçue par e-mail depuis la France. Un seul déplacement aux Émirats est ensuite nécessaire, pour la visite médicale et la biométrie de l'Emirates ID. Visa valable 2 ans, renouvelable avec la licence ; option express disponible.

Les coûts réels — et les 4 pièges classiques

Budget réaliste première année : de AED 6 000 (~1 500 €, RAKEZ sans visa) à AED 12 000 (~3 000 €, RAKEZ avec 1 visa investisseur, tout inclus). Chez IFZA, comptez AED 12 900 à ~19 600 selon visa — détails et coûts sur 3 ans sur les pages RAKEZ et IFZA. Et chaque année : le renouvellement, aux frais officiels, généralement similaires à la première année.

Piège n° 1 — Les frais de service d'agence

Le marché facture couramment 2 000 à 5 000 € de « frais d'accompagnement » au-dessus des frais officiels, souvent reconduits au renouvellement. Ils ne correspondent à aucun coût obligatoire : les frais officiels se paient directement à la free zone, point. (C'est le fondement de notre modèle à 0 € — nous vivons des commissions versées par les free zones.)

Piège n° 2 — Le prix d'appel sans les frais annexes

Beaucoup d'offres affichent la licence seule et passent sous silence les frais annexes obligatoires — chez IFZA par exemple : establishment card (AED 2 000), visite médicale (AED 752/visa), Emirates ID (AED 382/visa), changement de statut le cas échéant (AED 1 600/visa). Exigez toujours le total réel, écrit, avant de payer quoi que ce soit.

Piège n° 3 — Oublier la vie après la création

Une société émiratie a des obligations : enregistrement puis déclaration Corporate Tax annuelle (même dormante), TVA au-delà des seuils, tenue comptable. Rien d'insurmontable — mais budgétez-le et ne le découvrez pas à la première échéance. Voir nos formules comptables (optionnelles) et ce qui reste offert dans tous les cas.

Piège n° 4 — Ignorer sa situation fiscale française

Le plus coûteux des quatre. Créer aux Émirats en restant résident fiscal français, sans analyse préalable, expose à de vrais risques (résidence fiscale, siège de direction effective, article 123 bis). Notre page dédiée explique les règles ; un avocat fiscaliste valide votre cas. Méfiez-vous de quiconque vous promet « zéro impôt sans rien changer à votre vie ».

Après la licence : les 3 chantiers qui comptent

1. Le compte bancaire — le vrai sujet

Chaque banque émiratie applique sa propre due diligence : prévoyez un dossier propre (activité claire, justificatifs, prévisionnel simple) et des délais variables selon les banques. Selon votre profil, une banque traditionnelle UAE ou une solution digitale sera plus réaliste — notre accompagnement bancaire offert vous oriente et prépare le dossier avec vous.

2. La conformité fiscale UAE

Enregistrement Corporate Tax (FTA) et immatriculation TVA — offerts avec chaque création — puis déclaration annuelle et, le cas échéant, déclarations TVA périodiques. Notre calendrier de conformité vous rappelle chaque échéance.

3. Facturer et encaisser proprement

Logiciel de facturation offert et configuré, contrats types et NDA fournis dans le kit de démarrage — de quoi émettre votre première facture dès la licence en main.

Passer du guide à la licence

Candidature en 5 minutes, sans carte bancaire — ou 20 minutes d'appel gratuit pour valider votre cas, honnêtement, y compris si notre réponse est « attendez » ou « ce n'est pas pour vous ».

Commencer ma candidatureRéserver un appel gratuit